Enseignants mobilisés !!!
Le 18/12/06, les enseignants du secondaire étaient dans la rue
contre le projet de décret De Robien.
A l’image du gouvernement UMP auquel il appartient, le ministre de l’Education Nationale Gilles De Robien ne connaît pas la CONCERATION, il pratique le passage en force et agit selon une logique strictement comptable, méprisant les enseignants les parents et les élèves. Peu lui importe la qualité de l’enseignement s’il peut réduire les coûts…
Comme ses collègues, il applique les valeurs du MEDEF au Service Public !
Ainsi, pour compenser la suppression de 2800 postes (Equivalents Temps Plein) au budget 2007,
- il veut supprimer l’heure de première chaire pour 50 000 enseignants de première et de terminale (cette heure compense en partie la charge de travail supplémentaire représentée par les corrections de copies ) ,
- il veut supprimer les « heures de laboratoire » pour les enseignants des matières scientifiques qui doivent préparer, dans leur salle, les expériences à réaliser par leurs élèves et de « cabinet d’Histoire géographie » (heure consacrée à la préparation des cartes, supports audiovisuels pour les autres professeurs de la matière),
- il veut imposer des « compléments de service » sur deux ou trois établissements sans compensation, voire dans une autre matière que celle pour laquelle le professeur a été formé, (un prof de maths pourrait enseigner quatre heures en EPS, français…sans aucune formation didactique…C’est de l’abus de confiance vis-à-vis des parents et des élèves…)
- il menace le sport scolaire du mercredi après-midi puisque les heures d’AS pourront être transformées en heures de cours…
A cause de l’idéologie libérale du gouvernement UMP: réduire coûte que coûte le nombre de fonctionnaires, le ministre de l’Education Nationale est aux abois et doit s’attaquer aux conditions de travail des personnels donc à la qualité de l’enseignement pour les élèves…Il doit à tout prix compenser des choix budgétaires dramatiques, c’est INACCEPTABLE !.
Mobilisés, les enseignants ont décidé de ne pas le laisser faire, mais ils ont besoin du soutien de leurs concitoyens. Or les médias caricaturent encore une fois cette grève participant à une intoxication, à une manipulation de la droite qui veut faire du fonctionnaire un « parasite », un « paresseux », qu’il faut supprimer car il coûterait trop cher….
Nous socialistes sommes attachés au service public à ses missions et à ses personnels. Nous combattons cette logique droitière à courte vue qui veut tailler dans le service public pour diminuer les dépenses de l’Etat alors que les coût induits par le recul des services publics dans les quartiers se mesurent par davantage d’exclusion, de chômage, de violence sociale…
L’Education Nationale doit être réformée mais avec TOUS ses acteurs, TOUS ses usagers.
Notre parti s’est engagé à ouvrir des négociations, une vaste discussion autour de ses propositions.
Cette démarche participative voulue par les socialistes est aux antipode des méthodes autoritaires, donc inacceptables, d’un ministre UMP mu par une logique ultra libérale, soutenu ici par le député maire UMP.