Pourquoi les pauvres n'ont-ils pas d'amis qui leur payent des croisières?

Publié le par MJD

   Je ne sais pas vous, mais moi, j’étais très inquiet pour la valeur travail. Vous savez, celle qui doit être réhabilité depuis dimanche soir, 20 heures. Aux dernières nouvelles, elle croisait au large de Malte à bord d’un yacht dont la journée de location se monte à plus de 100 000 €, d’après un connaisseur interviewé par France 2 dans le journal de 13 heures.

   Je ne vous ferai pas le coup de la conversion en nombre de smic. Ni même en heures supplémentaires défiscalisées. Quoique… Sur son site,le mensuel Capital indique que le navire appartient à Vincent Bolloré (tiens, encore un patron de presse…). Ouf, on respire! Nicolas Sarkozy  ne claque pas l’argent par les fenêtres
auquel cas on serait en droit de se demander d’où provient cette manne. Il profite simplement de la générosité d’un ami. Comme Jacques Chirac qui profite depuis quelques jours de la générosité de la famille de l’ancien premier ministre et milliardaire, Rafiq Hariri assassiné en 2005 - en emménageant dans un de leurs appartements.

  La vie, c’est tout simple, il suffit d’avoir des amis. Prenez les SDF qui squattaient les berges du canal Saint-Martin à Paris. Leur problème, c’est qu’ils n’ont pas d’amis
à part ce dénommé Quechua qui leur a refilé des tentes à son nom. Il faut dire qu’ils ne font vraiment pas d’efforts. Affreux, sales et méchants. Qui leur  prêterait un bateau ou un appartement ?

 Johnny Halliday, en revanche, a un ami, Nicolas. Et comme Nicolas a bien compris le problème de Johnny, notre chanteur national va rentrer en France. Eh oui, le bouclier fiscal, c’est un peu sa tente Quechua à lui.

  Pour inaugurer son septennat, François Mitterrand avait choisi de se rendre au Panthéon. Cela ne le rend pas plus vertueux que Nicolas Sarkozy. Mais en politique, la gestion des symboles est importante. Voguer au frais d’un milliardaire, le lendemain de la victoire, après avoir célébré ceux qui se lèvent tôt à un méchant air de bras d’honneur en direction de ces derniers.

  Mais ce n’est pas la faute à Nicolas s’il a tant d’amis. C’est comme cette histoire d’appartement sur l’île de la jatte, sortie par le  Canard enchaîné. Qu’y pouvait-il notre nouveau Président si le promoteur a tenu absolument à lui faire une ristourne ? Les gens
 l’aiment, c’est tout.

  Allez, réjouissons-nous. Ces goûts de nouveau riche, pognon et people, nous promettent de savoureuses histoires. Pas comme ce sinistre De Gaulle, qui tenait absolument à payer sur ses propres deniers l’électricité de la Boisserie à Colombey-les-Deux-Eglises. Sans doute l’esprit de mai 68 !

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Publié dans pscombs

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